Le BS corporatif

Avec la vague des plans se sauvetage gouvernementaux qui déferlent sur l’économie mondiale, on voit de plus en plus de mains tendues vers les gouvernements pour leur part du gâteau. Dernièrement, on a vu les présidents de GM, Ford et Chrysler se déplacer (en jet privé, SVP) à Washington et à Ottawa pour quémander de l’argent des contribuables pour pallier à leur supposé «manque de liquidités», sans quoi ils ne pourront plus opérer. Leur argument: s’ils font faillite, des centaines de milliers d’ouvriers se retrouvent au chômage. Naturellement, aucun politicien ne voudrait que ça arrive et donc, ils trouvent difficile de résister à ce genre de chantage (parce que c’en est). Pourtant, c’est ce qu’ils devraient faire, car à long terme, soutenir des entreprises non-productives ne fait que les encourager à continuer dans la même voie. Je vous rappelle que ce n’est pas la première fois que les fabricants automobiles américains tendent la main vers le gouvernement. Combien de fois le gouvernement du Québec a-t-il dû donner des incentives à GM pour garder leur usine ouverte à Boisbriand? Où est cette usine maintenant?
Les gouvernements ne créent pas de ressources. Ils ne font que les prendre sous forme de taxes et les redistribuer. Chaque fois qu’un gouvernement subventionne une compagnie qui ne le mérite pas, il soustrait des ressources de compagnies qui réussissent bien pour les redonner à des compagnies avec un plan d’affaire déficient. On récompense la mauvaise gestion et on empêche alors les ressources de ces compagnies d’être liquidées et récupérées par des compagnies plus productives. Et oui, par ressources, on inclut les biens immobiliiers, les équipements et aussi la main-d’oeuvre. La base du capitalisme est que les compagnies qui servent le mieux leurs clients sont récompensés par des profits. Ceux qui ne le font pas doivent être punis par la faillite.
À chaque sauvetage, on nous dit que cette fois, c’est la bonne. C’est la dernière fois qu’on aura à le faire. Et pourtant, ils reviennent toujours avec la main tendue. Il est plus que temps de dire non au BS corpotatif. Il est temps que nous nous rendions compte que ce sont les forces du marché qui doivent choisir les gagnants et les perdants dans l’économie, et non une poignée de bureaucrate avec notre argent.







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c’est rien que la pointe de l’iceberg, j’ai repéré un article où la filiale européene de Toyota demande 40 milliards d’euros, si Toyota commence à prendre le « mauvais pli » il y a lieu de commencer à se poser des questions
http://www.leftlanenews.com/toyota-exec-seeks-40-billion-euro-loan-from-eu.html
j’ai trouvé un autre article qui est intéressant à lire http://www.humanevents.com/article.php?id=29586#continueA
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